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Auteur Fil de Discussion: Design sur Internet: pas d'accord  (Lu 16177 fois)
WebSioux
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WWW
« Réponse #10 le: 20 Janvier 2003 23:12:04 »

Un petit mot sur le ciblage en réponse à Xavier, le cote graphisme ayant été magnifiquement traité par Boris.

Pour cibler sur internet, c'est TOUT le site qui doit cibler. La cible est stratégique et se considère des sa création.

Plutôt que de vendre des livres de cuisine, avec Lacuisinepourtous.com, vendez les aux hommes célibataires qui en ont marre de la pizza surgelée avec bonnebouffevitefait.com

Cela donne l'impression de se restreindre mais c'est en fait largement compensé par l'accroche que le site crée sur sa cible.

« Dernière édition: 01 Janvier 1970 01:00:00 par 1072069200 » Journalisée

Lionel Palazzi
Ruses et Astuces WebMarketing
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Loïc
Invité
« Réponse #11 le: 11 Février 2003 21:02:40 »

Je viens de lire la nouvelle version de l'article sur le webdesign : rien de neuf à l'horizon, on nous ressert du réchauffé.

Ceux qui attendaient un article de fond qui dégage des tendances du webdesign se sont déjà désabonnés de la newsletter je présume.

Au contraire, on nous ressert la caricature, hélas assez fidèle, de la réalisation des projets Internet. Ou alors, il faut simplement changer le titre de cet article, "Design sur Internet", pour "Projets Internet, des égarement cycliques", par exemple.

Que Marketing Internet souhaite capitaliser sur sa banque d'articles, OK, c'est de bonne guerre, mais au moins, faites le sur des articles qui apportent vraiment quelque chose à vos lecteurs sans vous enterrer dans la forme vénimeuse de la version 1.

article 1, vous interpellez les meneurs de projets en les piquant au vif,
article 2, soyez constructif, que diable.
Vous êtes déçu par vos navigations depuis deux ans et vous appercevez que le monde n'écoutes pas vos conseils, certes, mais vous êtes journalistes ! ne laissez pas vos sentiments prendre le pas sur votre professionalisme. D'un point de vue rédactionnel et stratégique, vous êtes en train de commettre les même erreurs que celle que vous dénoncez :  confier votre ligne éditorial à des amateurs avant de la mettre entre les mains de spécialistes. Vous ne seriez pas autodidacte, par hasard ?

En termes de design (je précise que je ne suis pas du tout graphiste), on peut observer que depuis deux ans les effets de lignes horizontales d'un à deux pixels de largeur ont disparu. Les larges applats de couleurs acidulées, délimités par de fins filets monopolisent à présent les écrans pour e laisser la place qu'à de rares photos ainsi mises en valeur, photos souvent colorisées. Les écritures jouent un rôle encore plus important avec des polices au style épuré. On est loin du Times illisible, où les gifs tournoient sur eux mêmes et clignotent.
De même, les effets javas deviennent bien rares (sous Mac, c'est une vraie plaie).
Flash rentre doucement mais surement dans les moeurs. Parfois le site est développé intégralement en flash, jouant au maximum des applats, des filets et des typos, mais aussi de larges photos (!). Cependant, ces pages réclament encore un temps lourd pour de nombreux visiteurs. Le plus fréquemment, Flash est un appoint pour une animation fluide, une pub accrocheuse. La tendance est d'utiliser Flash pour réaliser les éléments des menus et de la navigation.
Pour les couleurs, les tonalités de gris associées soit au bleu (ça fait très professionnel et sérieux, le bleu), soit à l'orange sont omniprésentent.
A côté de cela, on retrouve effectivement beaucoup de sites type "Frontpage", du pur html et gifs téléchargés chez gratuit, qui forment le fond de commerce de l'auteur de l'article décrié.
Pour la structure des pages, quelques formats s'universalisent et apportent une ergonomie de navigation compréhensible par le plus grand nombre. Pour autant, faut-il tirer sur ceux qui souhaitent miser sur la différence ou sur l'artistique ?

Voilà mes observations depuis deux ans.

Ah, j'oubliais, c'est vrai que depuis deux ans, le site Marketing Internet n'a pas beaucoup changé, graphiquement parlant. Ca mériterait pourtant, c'est d'un ennui ce gris...
« Dernière édition: 01 Janvier 1970 01:00:00 par 1072069200 » Journalisée

Gautier Girard
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WWW
« Réponse #12 le: 11 Février 2003 22:39:55 »

Bonjour Loïc,

Tout d'abord, il me semble que l'article publié dans les Chroniques aujourd'hui est le même en tous points que le précédent ayant le même titre.

Je vais me permettre ci-dessous de reprendre votre contribution.

Citation
Ceux qui attendaient un article de fond qui dégage des tendances du webdesign se sont déjà désabonnés de la newsletter je présume.
En quoi un article dégageant des tendances est-il un article de fond ? Ma définition de l'article de fond, c'est un article qui se porte justement au delà des tendances et des phénomènes de mode.

Citation
Vous êtes déçu par vos navigations depuis deux ans et vous appercevez que le monde n'écoutes pas vos conseils, certes, mais vous êtes journalistes ! ne laissez pas vos sentiments prendre le pas sur votre professionalisme.
Je ne comprends pas bien cela. En quoi un journaliste n'exprimerait-il pas un certain professionnalisme en ayant un avis "critique" sur un sujet? Je serais plutôt d'avis qu'au delà de la complaisance, exprimer une "vérité" est précisément son rôle.

Pour les sentiments, nous sommes d'accord. On ne peut pas construire sur du subjectif. En revanche, vous exprimez vous-même plus haut que les remarques sont "hélas assez fidèles de la réalisation des projets Internet".

Citation
D'un point de vue rédactionnel et stratégique, vous êtes en train de commettre les même erreurs que celle que vous dénoncez :  confier votre ligne éditorial à des amateurs avant de la mettre entre les mains de spécialistes. Vous ne seriez pas autodidacte, par hasard ?
Amateur de quoi et spécialiste de quoi ? Quel est le rapport avec le fait d'être autodidacte ? Ce ne serait pas bien de causer si on est pas un "spécialiste de la question" ? Et qui est spécialiste ? Je serais ravi de lire ou d'écouter un spécialiste de la question, qu'il soit bardé de diplômes ou autodidacte.

Citation
En termes de design (je précise que je ne suis pas du tout graphiste), on peut observer que depuis deux ans les effets de lignes horizontales d'un à deux pixels de largeur ont disparu. Les larges applats de couleurs acidulées, délimités par de fins filets monopolisent à présent les écrans pour e laisser la place qu'à de rares photos ainsi mises en valeur, photos souvent colorisées. Les écritures jouent un rôle encore plus important avec des polices au style épuré. On est loin du Times illisible, où les gifs tournoient sur eux mêmes et clignotent.
De même, les effets javas deviennent bien rares (sous Mac, c'est une vraie plaie).
Flash rentre doucement mais surement dans les moeurs. Parfois le site est développé intégralement en flash, jouant au maximum des applats, des filets et des typos, mais aussi de larges photos (!). Cependant, ces pages réclament encore un temps lourd pour de nombreux visiteurs. Le plus fréquemment, Flash est un
appoint pour une animation fluide, une pub accrocheuse.
La tendance est d'utiliser Flash pour réaliser les éléments des menus et de la navigation.
Pour les couleurs, les tonalités de gris associées soit au bleu (ça fait très professionnel et sérieux, le bleu), soit à l'orange sont omniprésentent.
Cette tendance n'est pas nouvelle et n'est pas relative au Flash. D'ailleurs je me demande si utiliser le bleu et le gris est une tendance.

Je ne suis pas d'accord avec vous. Je ne vois pas sur quel(s) critère(s) évoquez-vous ce que l'on voit actuellement. Pour en venir à Flash, mon quotidien à moi c'est d'arriver sur des projets dans lequel Flash constitue aujourd'hui ce que constituaient les gifs animés hier : des gadgets qui n'ont aucune utilité, sinon de faire plaisir au patron, ou "parce que Flash c'est bien". Est-ce caricatural ? Oui. Mais c'est la réalité dans la grande majorité des sites utilisant flash aujourd'hui.

Je ne tiens pas à polémiquer sur Flash car j'aime cette technologie quand elle est utile et qu'elle ne constitue pas une fin en soit.

Citation
A côté de cela, on retrouve effectivement beaucoup de sites type "Frontpage", du pur html et gifs téléchargés chez gratuit, qui forment le fond de commerce de l'auteur de l'article décrié.
Si nous partons sur ce point de vue, le Flash que l'on voit actuellement dans la majorité des sites est mon fond de commerce.

Ce que j'ai compris de l'article publié aujourd'hui, c'est que le fond n'a strictement pas changé. Les gadgets utilisés hier sont toujours utilisés aujourd'hui. Ce qui a changé c'est la technologie utilisée pour mettre en place ces gadgets. Nous sommes passés par exemple du gif animé au flash. Et cela, c'est pour la forme.

Ce que j'ai compris également dans la publication du même article, c'est qu'il touche autant le fond qu'hier. Les outils employés ont changé, mais pas la tendance (d'où le terme cyclique).

Citation
Voilà mes observations depuis deux ans.

Ah, j'oubliais, c'est vrai que depuis deux ans, le site Marketing Internet n'a pas beaucoup changé, graphiquement parlant.
Je vous invite donc à lire et à contribuer plus régulièrement aux messages postés sur ce forum, notamment ceux-ci :
http://marketing-internet.com/cgi-bin/forums?board=Autres&action=display&num=288

http://marketing-internet.com/cgi-bin/forums?board=Conception&action=display&num=323

Merci!

Citation
Ca mériterait pourtant, c'est d'un ennui ce gris...
Il y a beaucoup de bleu également. Mais c'est vrai qu'en mettant des animations bleues et grises en Flash, ça serait plus..."Cool"...
« Dernière édition: 01 Janvier 1970 01:00:00 par 1072069200 » Journalisée


Loïc
Invité
« Réponse #13 le: 13 Février 2003 02:36:31 »

Flash, Flash, ils n'ont que ce mot à la bouche.

Simplement, Flash est-il accessible à tous ?
J'ai pu observer que des développements avec Flash 6 et ses actions scripts ne passaient pas avec le player 5, qui est d'une diffusion assez universelle.

Upgradez, me direz-vous. Mais combien sont assez à l'aise avec Internet pour télécharger des plug in, mettre à jour leur navigateur alors qu'ils tatonnent à peine leur clavier et maitrisent le clic de la souris, tout en étant parfois décisionnaires en entreprise... Et ceux qui n'ont pas le droit administrateur pour l'installation de lociciels...

Dans votre opposition à mon écrit, Gautier, vous avez du penser que je faisais un plaidoyé pour Flash. Non point. J'ai simplement dit ce que j'ai observé.

Comme vous le dite, Flash vient souvent remplacer les anciens gif animés. Notons que Flash parait de plus en plus maitrisé par les développeurs : les anims deviennent fluides.
Hélas, c'est toujours long à charger.

Pour en revenir à mes critères, il s'agit de mes divagations sur sites large public (les masters commerciaux du disque, de la mode homme femme, automobiles, TV, radios...), d'autres sites plus thématiques ou localisés (sport, tourisme).

En deux ans, j'ai donc observé et tiré mes conclusions qui sont en effet personnelles :
- les effets de lignes horizontales d'un à deux pixels de largeur ont disparu.
- Les larges applats de couleurs acidulées, délimités par de fins filets monopolisent à présent les écrans pour ne laisser la place qu'à de rares photos ainsi mises en valeur,
- les photos sont souvent colorisées.
- Les écritures jouent un rôle encore plus important avec des polices au style épuré. On est loin du Times illisible, où les gifs tournoient sur eux mêmes et clignotent.
- il n'y a presque plus d'effets java,
- Flash rentre doucement mais surement dans les moeurs. Parfois le site est développé intégralement en flash, jouant au maximum des applats, des filets et des typos, mais aussi de larges photos (!).
- effectivement, Flash est utilisé en appoint pour une animation fluide, une pub accrocheuse.
- de plus en plus de menus, intégrés dans les pages HTML sont en Flash.
- les tonalités de gris sont largement déclinées et associées à une autre couleur.

voilà ce que j'observe. Mais ces observations sont liées à mon surf qui se limite à peu de sites sur l'étendue de la toile.
 
Loïc
« Dernière édition: 01 Janvier 1970 01:00:00 par 1072069200 » Journalisée

Frédéric Jeanbart
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Concepteur analyste Web et commerce électronique


« Réponse #14 le: 01 Avril 2004 02:51:17 »

Pour Maxime et Boris... tout le monde finalement

Relativement à votre discussion sur les rôles quants aux intervenants au développement d'un site Web.... Mon grain de sel, en terme de gestion de projet - services aux PME ou plus.

La conception se base sur un modèle de gestion de projet logiciel (souvent étoilé plutôt qu'en Gantt Chart): on parle d'interface personne-système, pas de magazine ou de clip média dont les cycles de production sont ponctuels (le magazine imprimé est définitif, ainsi que le clip média qui souvent peut être transporté dans un seul fichier informatique).

Dans un tel cadre de gestion, l'approche est simple: après avoir déterminé avec le client ses besoins, sa clientèle, sa stratégie Internet, la conception du site doit avant toute chose se soumettre à des contraintes: l'organisation de l'information et sa navigation, le niveau d'interactivité (niveau de confort de la clientèle ciblée avec Internet), l'architecture et l'infrastructure technologique envisagée. Le premier design n'en est donc pas un graphique ou visuel, et cette étape demande donc plus d'implications ("feedback") de la part de l'équipe technique que des artistes visuels. La raison en est simple: les considérations technologiques ont un impact énorme sur le cycle de vie d'un site Web (sans compter le contenu), par conséquence c'est sur ce point que les coûts (pour le fournisseur ou client) vont varier, et ceci reste indépendant de l'aspect visuel (qu'on peut presque considérer comme un coût fixe et ponctuel, surtout si l'image doit se conformer à une image de marque prédéterminée, auquel cas l'établissement d'une charte graphique devient alors un automatisme pouvant être prévisible en termes de coûts et de temps de réalisation).

Seulement par la suite, lorsque cette conception initiale est faite, le directeur artistique ou les considérations visuelles sont approchées, car elles devront alors se conformer à un plan et une structure bien établis. En ce sens, mon approche personnelle est qu'à l'étape de réalisation (après la mise sur papier de la gestion de projet et de la conception du site), les infographistes soumettent des modèles parmis lesquels nous sélectionnons avec le client celui qui est le plus approprié. Techniquement, ceci implique que les designers visuels (infographistes et autres) ne toucheront JAMAIS à quelque code ou balise que ce soit. C'est aux intégrateurs qu'il incombe de modifier les formats et de découper les images afin de les intégrer au code le plus efficacement possible.

Ce que tout ceci implique? Une situation qui peut être déroutante pour plusieurs agents de marketing:

- le fait qu'il faille traiter avec des technologues dès le début, plutôt qu'avec des concepteurs visuels(!)

- le fait qu'on les remercie de leur intérêt, mais qu'on a besoin d'un ergonome/gestionnaire de projets pour la réalisation et l'étude des besoins, en collaboration avec leur marketer si disponible. Sinon, le marketer du "Web Agency" servira à positionner le site et le promouvoir à travers les cannaux, à gérer toute campagne de marketing Web, à formuler le contenu (à moins qu'il y ait un gestionnaire de contenu attitré), etc. Et ce en étroite collaboration avec le gestionnaire de projet Web.

En bref, tout dépend de l'activité, des gens visés, etc. Par exemple, il est primordial qu'un infographiste ou un photographe design son site avec plus d'effort accordé au look, tandis qu'il n'est pas nécessaire pour un site d'information textuelle, tel le site "Marketing Internet" de réserver une grande part de ses budgets/efforts sur l'image - à la limite et à défaut d'avoir sous la main un infographiste, de nombreux gabarits au look professionel et répondant à une structure "conventionnelle" mais adaptable sont disponibles sur les domaines publics, et ce gratuitement. À l'extrême, si je vais sur un site pour consulter une banque de documents légaux, je me fiche royalement de son look et l'aspect unique qui en découle. Car cet aspect est repris de toute façon par le contenu, l'ergonomie monopolisant tout l'effort de conception ("Usability").

Mais ne me méprenez pas sur ce dernier point: ergonomie ne veut pas dire absence de look! C'est complémentaire. Seulement, un site peut survivre avec une bonne ergonomie sans look particulier, du moment que le contenu est conséquent aux attentes. L'inverse n'est pas vrai.
« Dernière édition: 02 Avril 2004 09:52:49 par Frédéric Jeanbart » Journalisée

[color=008000]On ne peut pas se mettre dans la peau d'un autre sauf en le tuant et en l'écorchant pour la lui prendre -- Boris Vian, Herbe Rouge[/color]

patato
Invité
« Réponse #15 le: 29 Avril 2004 12:04:50 »

prenons jean,chomeur depuis 7 mois, n'arrive plus a trouver de boulot dans la restauration.

les amis de jean lui offrent un PC tout neuf avec quelques logiciels pirates.

il apprend rapidement a utiliser la bete et au bout de quelques mois, ne trouvant toujours pas de boulot, décide de changer de chemin :
je vais devenir infographiste designer realisateur musicien ou webmaster truc..enfin

Jean se lance dans l'aventure et découvre rapidement que l'informatique peut rapporter gros comme au loto sans se gratter...

puis il rencontre un petite amie, s'achete une maison et voila ...happy end

la magie des pixels

dans 50 ans, il y aura plus d'informaticiens autodidactes au monde  que de diplomés
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Frédéric Jeanbart
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« Réponse #16 le: 30 Avril 2004 19:05:20 »

Jean se lance dans l'aventure et découvre rapidement que l'informatique peut rapporter gros comme au loto sans se gratter... (...) dans 50 ans, il y aura plus d'informaticiens autodidactes au monde  que de diplomés

Certes beaucoup de ces autodidactes peuvent développer des talents dignes de mention. Mais il y a un problème derrière ça, subit par les clients : la fausse représentativité des services et des compétences lorsque l'on parle de faire plus qu'une page perso. Et ici je ne parle pas des autodidactes du domaine qui ne font que se mettre à jour sur de nouveaux langages ou méthodes, ayant un bagage académique de base dans un domaine connexe à celui du Web, mais de ceux qui changent de carrière en cours de route et qui proviennent d'un milieu différent - par exemple un bûcheron qui se réoriente en tant que "WebMaster", ou qui s'étiquette du titre de "marketer internet" après avoir appris des trucs en navigant les sites d'information Web...

Je vous invite à relire mon message-réponse #14 sur le présent sujet pour comprendre de quoi un projet Web découle, et de plus il n'y est abordé que le côté production/planification: Je n'y parle pas de techniques de design, d'analyse, de modélisation, ces aspects requérant des compétences qui elles-mêmes demandent un certain bagage académique. Je ne demanderai surement pas à un "recyclé de carrière" d'analyser mon modèle UML, d'édicter les processus d'affaires ainsi que leur design devant être intégrés en tant qu'outils internes sur l'intranet pour assurer les suivis, de concevoir les processus de "supply chain automation", d'apporter des conseils quant au plan d'affaires et lastratégie Web, ou de monter une campagne marketing Web!

Qui plus est, lorsqu'il est temps de développer autre chose que des balises HTML/XML (cad via des langages structurés tels JavaScrip, Java, VBScript, Perl, PHP, etc.), je préfèrerais de loin faire affaire à un informaticien de carrière. Pourquoi? Parce que développer une application Web demande exactment la même approche et les mêmes types d'outils que pour développer un logiciel,  avec formulaire, accès base de données, programmation dynamique (DHTML), etc. Et ceci demande souvent (à moins de ne copier/coller que des scripts existants pour des fonctionnalités courrantes tel le mouseOver), demande souvent disais-je des connaissances en algorithmique, en analyse de performances, en contrôle d'erreurs, en optimisation linéaire/polynomiale/logarithmique des codes, en structure modulaire des fonctions, etc. C'est essentiellement un principe de contrôle de qualité minimale et standard permettant d'assurer un cycle de vie prévisible et donc "gérable".

À la limite, les recyclés de carrière peuvent agir en tant que technicien ou sous-contractant pour des tâches ponctuelles et spécifiques, mais même pour de telles tâches ils devront déjà avoir fait leur preuve, et avec autre chose que leur propre page perso ou que leur réseau de copains avec leurs pages perso : ce n'est pas parcequ'on est capable d'utiliser un pinceau pour barbouiller un canevas qu'on est peintre! ;-)

Ces dernières années le marché fut envahit par des amateurs se déclarant "professionnels", et beaucoup de clients se sont fait avoir. Une des raisons d'ailleurs du soubressaut à la baisse en terme de commerce électronique, dès le début 2000... Beaucoup de clients n'ont pas du tout vu de retour sur leur investissement Web, ayant par conséquence la fausse idée que le Web ne marhce pas. Ces clients ont pour la pluspart voulu économiser leurs sous en faisant confiance aux fausses promesses de tels amateurs... Et au risque d'en froisser quelaues-uns: ces amateurs dont je parle provenaient presque tous du domaine traditionnel du marketing ou de l'infographie!

L'erreur? Elle fut de se dire : étant donné qu'Internet permet du graphisme et artifices visuels, alors c'est à nous. L'erreur, elle fut d'avoir ignorer les deux principaux paradigmes qui font d'Internet ce qu'il est (ce que les informaticiens et autres connaissaient pour l'utiliser depuis 1974) : la bi-directionnalité, qui rend l'approche du marketeur/infographe traditionnel hors-contexte, et l'ubiquité des services et informations, qui demande un plus grand effort de localisation (par exemple, il est inutile d'avoir un site Web pour vendre des bidules si rien n'est prévu pour acheminer efficacement le dit bidule - y faire défaut dans la planification est condamner le site Web à mourir, de l'argent jeté par le fanêtre pour le client).

Ce ne sont pas les agences qui sollicitent les clients, avec tout ce que ça implique en terme de clips médias, art visuel et autres, ce sont les clients qui sollicitent les sites d'information!! Alors la pause-pub en flash de 10 secondes, le budget dépensé en entier pour une belle coquille sans rien dedans et qui de plus demande à ma mémé d'installer un plug-in ("un quoi?!"), aucune utilité si ce n'est que d'impatienter le visiteur, qui va changer de chemin et aller voir ailleurs parmis les milliers d'autres sites qui traitent du même thème que vous. Aux poubelles!
« Dernière édition: 02 Mai 2004 22:50:58 par Frédéric Jeanbart » Journalisée

[color=008000]On ne peut pas se mettre dans la peau d'un autre sauf en le tuant et en l'écorchant pour la lui prendre -- Boris Vian, Herbe Rouge[/color]

christophe certain
Invité
« Réponse #17 le: 01 Mai 2004 09:35:47 »

Je vais moi aussi mettre mon grain de sel dans la discussion, en essayant toutefois de ne pas entrer dans la polémique stérile.
Le principal objectif d'un journal en matière de design, c'est la lisibilité.  Le designer doit humblement s'attacher à se faire oublier au profit de la mise en valeur du texte et de l'image. L'idée n'est pas qu'on retienne qui a conçu la mise en page du journal, mais ce qu'il y avait dans les articles.
Eh bien je crois qu'il en est de même pour le web, avec une contrainte supplémentaire, la navigation doit être aussi transparente que la mise en page.
Le problème du webdesigner est qu'il doit vendre du design. Il sera donc forcément tenté d'en faire plus que nécessaire, tout simplement parce qu'il faut lui aussi qu'il mange...
Quant à Flash, il présente à mes yeux plus d'inconvénients que d'avantages : lenteur et coût de mise en oeuvre d'un site Flash, incertitudes quant à savoir si l'internaute final sera équipé
du bon plug-in, et si le cas échéant il ira le télécharger (quelle perte de temps !) et un argument qui suffirait à lui seul à bannir le flash : difficulté extrême à se positionner correctement dans les moteurs de recherche, du fait que le texte est inaccessible (oui, oui, on peut bricoler, mais on n'arivera jamais au même résultat qu'avec du html).
La seule voie est donc à mon avis l'intégration de morceaux de Flash dans des pages html pour des animations ponctuelles.
J'en profite pour dire que dissocier le design du code est à mon avis une belle connerie, et le webdesigner idéal doit parfaitement connaître le html et ses contraintes. Tout simplement parce que le designer va intégrer les contraintes du html et aller instinctivement vers un design qui permet d'en utiliser toutes les ficelles. Montrer au client une page réalisée dans Photoshop sans connaître les contraintes du code c'est aller au-delà ed graves erreurs. En voici un exemple concret.

J'ai rencontré récemment un client qui s'apprêtait à upgrader son hébergement pour augmenter sa bande passante.
Devant mon étonnement entre le nombre de visiteurs et le nombre de Mo téléchargés j'ai regardé ses pages (réalisées avec un template du domaine public trouvé sur internet) et certaines pesaient 120ko, avec seulement 10ko de photos !

L'explication ?
Ce template utilise des tableaux comprenant de multiples cellules pour obtenir des cadres avec les coins arrondis, d'où une mutiplication invraisemblable de cellules de tableau, ce qui créait déjà une inflation de code de 30ko. Deuxième raison aussi idiote, le chemin des images qui étaient appelées pour afficher les coins arrondis du template. du style : truc/machin/modele/sousmodele/soussousmodelle/sousoussousmodele/ 2002/blue/lenomdelaphoto.gif
comme la photo était appelée pas moins de 250 fois dans la page, le simple affichage du chemin de l'image bouffait 20ko ! Tout ça pour obtenir des cadres avec des coins arrondis...
Voilà un exemple direct du résultat auquel on peut arriver quand on néglige la concertation entre design et programmation.
Et on pourrait en trouver d'autres
Journalisée

Frédéric Jeanbart
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Concepteur analyste Web et commerce électronique


« Réponse #18 le: 01 Mai 2004 17:57:47 »

Eh bien je crois qu'il en est de même pour le web, avec une contrainte supplémentaire, la navigation doit être aussi transparente que la mise en page.

Christophe, c'est certain! 100% d'accord, pour ce qui a trait à un site d'information tel un journal électronique, où la présentation met en valeur des articles, des histoires, des livres numériques quoi.

Cependant, le concept visuel dépend aussi de l'aspect béhavioral du contexte. Par exemple, un catalogue électronique de produits, un manuel de référence Web,  un forum de discussion, un catalogue photo, etc., sont tous des sites demandant des interfaces, c'est à dire demandent à l'usager d'interagir avec l'information, d'avoir la possibilité de faire des parallèles ou d'obtenir des compléments d'information en le moins de clicks possible.

Pour y arriver et rendre cette intéraction intuitive, le design se doit de l'expliciter clairement. Une règle grossière mais simple serait de donner l'espace à un bouton qui soit à la mesure de son utilisation. Par exemple, sur une page de transactions boursières, le bouton "Commit transaction" serait un gros splatch rouge : il faut qu'il soit accessible et instinctif, surtout dans un contexte où la rapidité de réaction est primordiale... Ou quand on souhaite tirer parti du côté impuslif propre au Web...
« Dernière édition: 01 Mai 2004 18:03:28 par Frédéric Jeanbart » Journalisée

[color=008000]On ne peut pas se mettre dans la peau d'un autre sauf en le tuant et en l'écorchant pour la lui prendre -- Boris Vian, Herbe Rouge[/color]

christophe certain
Invité
« Réponse #19 le: 01 Mai 2004 20:22:29 »

Citation
Une règle grossière mais simple serait de donner l'espace à un bouton qui soit à la mesure de son utilisation. Par exemple, sur une page de transactions boursières, le bouton "Commit transaction" serait un gros splatch rouge : il faut qu'il soit accessible et instinctif, surtout dans un contexte où la rapidité de réaction est primordiale... Ou quand on souhaite tirer parti du côté impuslif propre au Web...
Tout à fait, c'est un aspect que je n'ai pas évoqué mais que l'on peut ranger dans la catégorie "hiérarchisation des informations" à laquelle doit correspondre une hiérarchisation graphique, qui fera que dans ce cas précis, c'est le bouton rouge qui sera le plus visible dans la page.
Cela me rappelle que bien souvent, les problèmes de navigation dans un site ne sont pas liés directement au design mais à la l'étape amont du travail, c'est à dire la répartition en rubriques. Quand celle-ci est mal faite (redondance, manque de clarté des énoncés, 4 niveaux hiérarchiques...) le designer le plus talentueux ne pourra jamais la rattraper.
C'est malheureusement une étape souvent négligée.
Journalisée

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