[color=800000]Genèse d'un site et prise en charge: responsabilités[/color](...) les problèmes de navigation dans un site ne sont pas liés directement au design mais à la l'étape amont du travail, c'est à dire la répartition en rubriques. Quand celle-ci est mal faite (redondance, manque de clarté des énoncés, 4 niveaux hiérarchiques...) le designer le plus talentueux ne pourra jamais la rattraper. C'est malheureusement une étape souvent négligée.
Absolument, je ne pourrais être plus en accord avec vous! Et j'assumais ce principe très "basique" dans mes messages précédents.
Le tout premier travail de design en est un visant essentiellement à structurer et hiérarchiser les information (et ceci après avoir fait le travail préalable d'étudier le profil de l'entreprise, sa stratégie Web, ainsi que le profil de la clientèle visée). Ensuite, le second travail de design en est un d'ergonomie: comment naviger le plus efficacement possible cette hiérarchie des informations, comment accéder à la structure des informations, comment lier les informations avec les outils les plus adéquats (comme vous l'aurez constaté, on ne parle pas encore de "look"). Par conséquence, ceci revient aussi à établir en même temps l'architecture technologique (outils de mise à jour, langages et scripts, serveurs et applications, modèles d'audit, etc.). Car ces choix technologiques ont une influence directe non seulement sur le cycle de vie du site, mais aussi et surtout sur les processus de gestion et donc sur le RSI (calcul du retour sur investissement, ou en anglais "ROI", bien entendu sans considérer l'effort de marketing qui y joue aussi un rôle de premier plan).
Une démarche rigoureuseCe qui précède est un peu le même exercice très rigoureux effectué par les designeurs de base de données, ou encore celui des analystes d'arborescences "k-aires", avec les mêmes méthodes de calcul très précises qui permettent d'optimiser l'accès - un genre de mapping entre l'accès à l'information et sa structure,
ou comme vous le dites plus simplement, un exercice de faire correspondre la navigation avec une hiérarchie pré-établie.
Ce n'est qu'après avoir établit ce type de cahiers des charges (ou mieux, de devis), après avoir "pondu" la grille de gestion de projet, ainsi que les analyses initiales mentionnées plus haut, que le design visuel entre en ligne de compte, la conception visuelle se faisant en même temps que les premiers gabarits/prototypes. Quelques travaux de design visuel peuvent aussi débuter en même temps que les analyses préliminaires, mais ils se doivent de ne pas dicter une quelconque structure, pour ne pas avoir à tout refaire (par exemple, travailler sur une charte graphique quand les couleurs, le style et l'image sont déjà imposés par le client - considérations de "branding").
Les acteurs et leur rôle dans un contexte centré sur les clients d'une entreprise, et non sur ses processus d'affaires qui devraient en fait découler d'une philosophie centrée sur ses clientsLa donne du jeux s'oppose à la tradition commerciale: ce ne sont plus les maketers ou entreprises qui suggèrent (voir dictent) ce que leurs clients veulent, voient, choisissent, et surtout interagissent, mais ces derniers! Et c'est en celà qu'Internet représente une véritable révolution dans le monde des affaires, qu'encore peu d'entrepreneurs au tempéramment égocentrique sont capables d'assimiler dans leurs manières de faire. Ces derniers sont d'ailleurs les principales victimes de prestataires "douteux"...
[color=800000]Le WebMaster, c'est avant tout une équipe de travail.[/color]
Inversion des rôles, ou retour à la normale, suite au "hype" qui nous a directement mené à un "krash" boursier?Ainsi et malheureusement comme vous le dites, il semble que plusieurs prestataires et supposés "WebMasters" (souvent autoproclamés) oublient, ou plus directement dénigrent ces démarches essentielles. Car comme on peut le constater, dans cette démarche il n'est pas question que ce soit une personne de marketing qui gère l'ensemble du projet Web et de sa production, tout comme une personne strictement infographe ne devrait pas le faire: ces acteurs collaborent au projet mais ne le dictent pas, n'en sont pas les entrepreneurs principaux. Le premier doit le "vendre" et le faire connaître, doit penser aux aspects de commercialisation, de visibilité (tel pour un journal/magazine, ou encore un centre commercial ou "Mall"). Dans l'optique de la conception/production Web, son rôle se limite à vérifier que les données qui lui sont nécessaire pour le CRM et le profil du "lectorat" lui soient prévues dans la production du site, ainsi que les processus/procédures permettant au site d'fficher des banières ou des incitatifs strictement marketing (si c'est le cas, tel un interface permettant d'appliquer des réductions à un produit ou groupe de produits, ou encore de faire des suivits sur les ventes: interfaces d'accès aux données des fichiers log et des transactions). Le second est un prestataire (ou directeur artistique s'il existe au sein de l'entreprise) ayant un mandat limité: produire un design visuel CONFORME et DICTÉ par les plans et devis, s'il y a lieu par le cahier des charges. Une fois ce design achevé (souvent pas plus que 2-3 gabarits pour un site entier), le(s) développeur(s)/codeur(s) découpe(nt) tout ça en morceau et en modifie(nt) le format pour l'intégrer au site, dans l'environnement interactif conçu et dicté par leur(s) patron(s). Comme vous l'avez souligé en référant à cette aberration qu'un WebMaster ne connaisse pas les balises ou ne connaisse QUE Flash,
qui n'est pas codeur ne code pas: à chacun ses spécialités, pour le profit du site et de l'organisation qui le chapeaute.
Le problème: c'est tout nouveau, et tout le monde veut donc se l'approprier au risque de déboussoler les marchés, et au risque de faire croire que le Web ça ne fonctionne pasD'après ce qui précède, pourquoi alors continue-t-il d'y avoir des clients qui se font avoir? Parce que justement, les pseudos-WebMasters ne font que "vendre " leurs services, en ce sens ils comptent non pas sur la capacité de raisonner de leurs clients, mais sur leur vanité: montrer un beau bidule qui fera plaisir (tel un bel habit), ce qui ne représente que la production d'un site ne faisant plaisir qu'à sois-même, sans répondre aux véritables attentes des utilisateurs de ce client.
Bref, c'est l'oubli que le Web a engendré une autre révolution : une nouvelle façon de "penser" et d'organiser l'entreprise, en la rendant [color=800000]Customer-centric[/color] - le client est véritablement Roi. Du moins, c'est cette approche qui se doit d'être abordée en se lançant sur le Web... Aux poubelles toutes les vielles façons de faire, unilatérales et propres aux médiums unidirectionnels (ce que n'est pas le Web)!
Au plaisir de discuter avec vous!