En-tête complet de cette nouvelle discussion :
"L'éducation des internautes, une problématique critique pour l'avenir des emails"
Bonjour,
Dans cette nouvelle discussion, je souhaiterais aboder avec vous un sujet complémentaire au sujet précédent : "Limites entre emailing et spam" (
http://marketing-internet.com/cgi-bin/forums?board=emailing&action=display&num=44).
Ce qui a été implicitement évoqué, c'est l'éducation et la prévention des internautes concernant la masse de plaintes "pour spam" envoyées.
Actuellement, les fameuses adresses abuse@, ou spam@ sont littéralement submergées de plaintes.
Il en résulte une incapacité de traitement de plus en plus critique, et par les services abuse concernés, et par les administrateurs système eux-mêmes dans le cadre de la maintenance des machines.
En introduction à cette discussion, je souhaiterais vous faire part de mon expérience sur le sujet.
* Problème d'éducation...
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1- Questions de traces
Cela se vérifie dans toutes les traces laissées par chacun des internautes. Le fait est que les internautes laissent une seule et même adresse email partout. Inscriptions à des services gratuits, souscription à des newslettres, demandes d'informations complémentaires, signatures de livres d'or, de forum, etc...
Alors que la moindre des précautions contre le spam est de ne pas laisser traîner son adresse email habituelle partout sur le net, c'est exactement ce qui est fait.
2- Principes de précaution
Egalement, on peut souligner le manque de vigilance des internautes, comme l'ont évoqués les intervenants dans la précédente discussion concernant les "opt-in" et "opt-out".
Aujourd'hui la plupart des services proposent une case à cocher "souhaitez-vous recevoir des informations commerciales de nos partenaires". Cela prend quelques secondes de bien dérouler la page afin de décocher ces cases.
Pour limiter encore les risques de "spams", une prévention simple pourrait éviter de nombreux dérapages. Parmi lesquelles, différencier systématiquement ses apparitions publiques de ses apparitions privées. Cela implique deux adresses email par personne.
L'une, exposée aux "spammeurs" et autres services auxquels des inscriptions en-ligne sont nécessaires. L'autre, utilisée pour toutes les correspondances privées.
Enfin, pour limiter l'action des aspirateurs d'emails, il est très efficace d'ajouter des inclusions dans son adresse email publique lorsqu'on l'utilise dans un cadre adéquat.
Cela consiste par exemple à transformer son adresse email de :
"
email@quelquechose.com"
en :
nospam_email@quelquechose.comCette méthode simple sera comprise par la plupart des internautes souhaitant prendre contact.
* ...avec pour résultats
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Avec pour résultats de ce manque d'informations, du spam, de l'emailing, du transfert et de la vente d'adresses email plus ou moins ciblées et pas toujours légal.
* Réactions
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La mode, c'est "le forward à l'abuse". On reçoit un courrier qui ne plaît pas, on envoit au service d'abuse et/ou à la CNIL.
Sauf que, la plupart du temps, la première des précautions qui devrait être faite dans ce forward, à savoir l'envoi des headers (en-têtes) complets au service d'abuse, n'est pas effectuée.
La CNIL a ouvert une adresse spécialement pour traiter les "spams". Combien sont résolus à votre avis ? Zéro.
* Incapacités de traitement
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Sans les en-têtes complets, le service abuse concerné ne peut pourtant rien, absolument rien contre le dit spam.
D'autre part, comme les internautes ne font pas la différence, ou alors réceptionnent des emails publicitaires qu'ils ont sollicité d'une manière ou d'une autre (oubli de décocher une case, etc...), la frontière pour le service abuse est impossible à déterminer.
Dans le cadre de ce manque de prévention et d'éducation, l'incapacité de traitement vient de ces deux points.
Comment un service anti-spam peut travailler si l'internaute ne lui en donne pas les moyens ? Comment le service anti-spam peut savoir si oui ou non il s'agit d'un courrier non-sollicité à la place de l'internaute ?
Les services d'abus se retrouvent à leur tour spammés par des plaintes qui sont complètement infondées !
* Inefficacité totale
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A partir de là, comment un service submergé par des plaintes qui n'ont pas lieu d'être peut-il s'occuper des plaintes qui sont fondées ? C'est impossible. Devant cette impossibilité de différenciation et de traitement des plaintes, les services d'abuse ne font quasiment plus rien.
Du coup, le problème revient au final aux administrateurs qui doivent se débarrasser d'un nombre d'emails de plaintes important. Il en résulte une surcharge des serveurs d'emails, en nette croissance depuis deux ans.
...les serveurs débarrassés, aucune plainte n'aboutie. La boucle est bouclée. Personne n'est démasqué, rien n'est mis au clair.
Je vous invite vivement à faire part aux lecteurs de toutes vos réactions.