Pourquoi êtes-vous méprisant des petits projets ?
Je connais beaucoup d'entreprises qui ont commencé avec ce statut et qui à l'heure actuelle sont des entreprises de + 50 employés.
Seulement, leurs patrons n'avaient pas au démarrage le financement voulu, et leur ambition n'en était pas moins grande.
Chaque semaine des personnes souhaitant créer leur entreprise me consultent, chômeurs ou employés insatisfaits de leur situation etc...
L'ambition est là, les compétences aussi, pourquoi ne devraient-ils pas devenir patrons, même s'ils n'ont pas d'argent.
Pourquoi absolument vouloir obtenir un prêt ? Même en micro, si on garde son travail autant capitaliser les revenus pour les investir dans la future structure en cas de réussite, ça évite d'avoir à faire appel à une banque, donne une plus grande possibilité de capitalisation et d'auto-financement. Les banques ne sont pas les solutions, je considère que moins on leur en demande, mieux on se porte.
Si on a l'argent pourquoi pas ! mais si on ne l'a pas il faut bien en passer par là.
D'autre part, il n'est pas toujours judicieux de se démunir de son capital, si on négocie un prêt à un taux intéressant.
Bien souvent, le projet est ambitieux rémunérateur mais demande quelques investissements.
Actuellement, je monte un réseau national d'agence pour une société qui souhaite vendre ses produits sur toute la France. Nous ne demandons pas de droit d'entrée, mais les premières recettes n'arivent pas avant 4 à 6 mois. Ils faut bien vivre et faire tourner son entreprise jusque là. Par contre le CA monte très rapidement ensuite.
Certains, et effectivement c'est ce que l'on recherche, montent tout de suite leur SARL, cependant, je ne vois pas pourquoi nous éliminerions de très bons éléments motivés faute de capital.
Par contre je peux vous assurer que vos fournisseurs quand la facture s'élève à quelques dizaines de milliers d'euros ne vous font pas crédit vous avez intérêt à ce que vos clients vous paient comptant pour honorer vos factures.
Et pourquoi faire une étude de marché quand, on sait que l'on a un bon produit qu'il y a de la demande.
D'autre sont passé par là, et apportent des preuves tangibles de la faisabilité du projet.
Autant dépenser l'argent, si on l'a, pour se faire connaître, pour se rémunérer les premiers mois.
Je viens d'aller voir votre site, je comprend pourquoi vos clients ne regardent pas votre capital le risque pris par vos clients n'est pas grand.
Quand vous demandez à vos clients une fourchette de 50.000 à 400.000 € ils regardent à deux fois pour savoir s'ils vous font confiance pour pas. Quant à penser qu'ils ne s'y connaissent pas vous vous tromper et en admettant que eux n'y penseraient par leur banquier lui sait de quoi il en retourne.
On ne perd pas son temps lorsque l'on prospecte ses premiers clients. C'est la base du démarrage d'une affaire. Plus vite on rentre dans le vif du sujet plus on aura des rentrées.
Le montant du capital ne conditionne pas le montant du prêt, le capital minimum de 6000€ est celui que vous demandera un banquier pour discuter avec vous.
Je pense que l'on ne parle pas du même genre d'affaire.
Oui les biens sont à l'abri, sauf faute de gestion, quand on ne demande rien à personne et qu'on a une capacité d'auto-financement suffisante. Franchement, qui irait mettre ses biens en caution sans être sûr à au moins 90% de réussir ? Ce serait suicidaire !
Il y a longtemps que vous n'avez pas rencontré un banquier. Même les entreprises qui tournent bien si elles veulent de l'argent pour un investissement ou un développement les banquiers se couvrent par un nantissement sur les biens personnels.
Enfin tout ça pour dire que je maintiens ce que j'ai dis précédemment. La micro n'est adaptée que pour les petits projets, pour se faire des revenus de compléments, si on veut vivre de son activité il faut partir autrement.
Sachant que statistiquement, plus une entreprise a de capitaux, plus elle a de chances de survivre.
Et moi je maintiens que ce n'est pas parce que l'on a pas d'argent que l'on doit rester au chômage, ou dans une profession où l'on ne se trouve pas bien.
Petit projet peut devenir très grand et peu importe le moyen d'y arriver.
Je ne vais pas vous citer ici tous les exemples que j'ai eu à traiter depuis 25 ans que je travaille dans cette branche.
Mais des fils à Papa qui partaient avec des capitaux importants donnés par Papa et qui plantaient leur entreprise ça existe. A l'inverse des petits entrepreneurs impécunieux sont à la tête de PME qui tournent et dont le patron n'a pas de souci financier.
Ce n'est pas le capital qui fait le succès et la grandeur d'une entreprise, ce sont les hommes qui les dirigent et mettent la main à la pâte.