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Bonjour
Plus on avance sur ce statut, plus j'ai l'impression qu'ils ont "enjolivé" les choses au départ pour bien appâter le "client"... Et maintenant les mauvaises nouvelles tombent les unes après les autres...
Dans l'esprit de nombreuses personnes, l'auto-entreprise est une fable. Une fable qui raconte qu'être auto-entrepreneur est simple comme bonjour et que c'est le remède miracle à la crise économique que nous traversons.
Or, que l'on ne s'y trompe pas, être auto-entrepreneur n'est pas chose facile, parce qu'avant tout, une auto-entreprise demeure une entreprise.
Ce n'est pas parce qu'accéder à ce régime est effectivement simple comme bonjour, qu'il faut croire que demeurer auto-entrepreneur l'est également (je parle de l'auto-entrepreneur qui en fait leur occupation exclusive).
Et, comme je le précisais, ce régime est assez nouveau, il est normal de le voir évoluer.
Je ne sais pas s'il faut dire que "les mauvaises nouvelles tombent les unes après les autres", il s'agit juste d'un recadrage du régime vers ce que l'auto-entreprise est réellement : une entreprise, aussi simplifiée soit-elle.
Effectivement, cela ne me fait pas plaisir de voir que je vais être redevable de la CET et de la CFP, mais toute entreprise doit s'y plier.
Je suis créateur d'entreprises, je suis passé par 2 SARL et une EURL qui a évolué en SARL, puis que j'ai revendue. J'ai décidé de créer une nouvelle entreprise et ai opté pour le régime auto-entrepreneur.
Et bien, en 16 mois d'exercice, je n'ai rien à redire en comparaison de ce que j'ai pu vivre en tant que gérant de SARL ou d'EURL.
L'une des rares choses qui m'angoisse le plus, c'est le fameux plafond de CA fixé à ne pas franchir, malgré une tolérance (infime). Parce qu'aujourd'hui, j'ai trouvé mon rythme de croisière, et j'en suis même à refuser des contrats pour ne pas sortir du régime.
Car oui, je ne veux pas sortir du régime. Si j'ai créé plusieurs sociétés, toutes n'ont pas été des succès. Ce qui les a plombé, vous vous en doutez, ce sont bien les charges. Et aujourd'hui, je suis presque content de m'en acquitter, parce que, somme toute, si je ne fais pas de CA, je n'en paie pas, ce qui m'ôte un poids et un stress considérable.
Ensuite, la CET, venue remplacer la TP. J'ai eu l'occasion d'en parler avec un comptable en entreprise, qui gère quelques millions, qui maintient que ce remplacement est extrêmement bénéfique pour l'entreprise. Pour en revenir à l'auto-entreprise, entreprise par définition, qui doit donc s'en acquitter, elle économisera donc de l'argent en payant cette contribution, en comparaison de la TP. Mais pour le moment la CET reste encore un peu floue, car jusque-là elle n'était pas indexée sur les bonnes bases (le foncier en l'occurrence, plutôt que le chiffre d'affaires).
Concernant la CFP, ma foi, je pense qu'il est bien qu'un auto-entrepreneur puisse cotiser à la formation professionnelle continue, à la condition qu'il puisse se servir de ce budget. Il faut savoir que TOUS les indépendants cotisent pour la formation continue, seuls les auto-entrepreneurs n'y étaient pas assujettis. Comment voulez-vous qu'un professionnel demeure compétitif sur son marché s'il n'a pas la possibilité de se former ? Puis, si l'on fait les comptes, partant de la base maximale de chiffre d'affaires réalisable à l'année (soit 32.600 euros pour les professions libérales), une cotisation à 0,2% du montant donne sur l'année 65,20 euros.
Un truc à vérifier que j'ai entendu. Si vous percevez les minimas sociaux genre RMI et l'allocation ASSEDIC minimale (je ne me souviens plus du nom), quand vous vous lancez en EI, il parait qu'au bout de 6 mois l'administration compte un CA minimal, un genre de forfait, pour recalculer votre allocation même si vous avez un CA nul. Ce qui vous occasionne une perte de presque 100€ sur l'allocation. Est ce vrai ou pas... ?
Concernant ce point, je n'ai pas la réponse, je ne suis pas un expert en auto-entreprise
, je ne peux que parler de mon expérience. Mais si je découvre la moindre info à ce sujet, je viendrais ici vous la communiquer.
En France, les TPE, PME, Artisans... représentent tout de même à elles seules la principale ressource du budget des caisses de l'état (cotisation).
Je ne crois pas dire une bêtise en disant ça hein ?!
Les recettes de l'Etat sont constituées principalement par des impositions : impôts sur le revenu (l'auto-entrepreneur y est assujetti en tant que contribuable - 2,2% s'il a opté pour le prélèvement fiscal libératoire), impôts sur le patrimoine, la TVA (l'AE n'y est pas assujetti), la TIPP (taxe sur le pétrole), l'IS (l'auto-entrepreneur n'est pas assujetti à l'impôt des sociétés)... Bref, il ne faut pas confondre avec les cotisations.
Les cotisations au régime auto-entrepreneur sont constituées par :
- la CSG (Contribution Sociale Généralisée) ;
- la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) ;
- l’assurance maladie-maternité ;
- l’assurance indemnités journalières ;
- l’assurance invalidité-décès ;
- la retraite de base ;
- la retraite complémentaire obligatoire ;
- les allocations familiales.
Et représentent 18,3% du CA pour une profession libérale (comme rédacteur web, concepteur de sites, formateur, consultant, journaliste, référenceur...). Toutes ces cotisations sont identiques au statut de salarié.
Quant aux "dindons de la farce", je n'y crois pas.
Christophe
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